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Article mis à jour le 07/10/2008
Le dossier Plantes transgéniques

 

Les bases de la génétique

En 1953 James Watson et Francis Crick découvrent la molécule d' ADN.

Il aura donc fallu un siècle aux biologistes pour comprendre ce qui caractérise véritablement les êtres vivants. Pour passer du stade de l'intuition géniale à l'explication scientifique. Car c'est en 1860 que Gregor Mendel pose les bases de la génétique moderne. Il vient de découvrir les lois de l'hérédité grâce à une expérimentation sur des plantes de petits pois. Il observe, il note mais ne sait pas ''comment ça marche'', comment la couleur et l'aspect de ces petits pois se transmettent à leurs descendants. Un siècle plus tard, les choses se précisent enfin. Avec la découverte de l'ADN et des gènes, on identifie la composante fondamentale de tout organisme vivant, qu'il soit animal ou végétal.

Du gène au ''caractère''

Donc, grâce à ces biologistes qui ont marqué l'histoire, nous savons aujourd'hui :
- que chaque organisme est composé de cellules dont le nombre varie beaucoup d'un être vivant à l'autre (d'une cellule unique à plusieurs milliards),
- que chaque cellule contient le patrimoine génétique de l'individu sous forme de molécules d'ADN,
- et enfin que l'ADN, autrement dit, les gènes, permet à la cellule de fabriquer des protéines dont l'organisme a besoin pour exister ou fonctionner.

Quelques exemples qui montrent l'importance des protéines :
- la peau est constituée de protéines,
- Une feuille régule ses échanges d'oxygène et de gaz carbonique avec l'air environnant grâce à des portes qui sont des protéines,
- l'hémoglobine du sang est une protéine permettant de transporter l'oxygène aux cellules.

Tous différents et pourtant tous semblables !

La découverte de J. Watson et F. Crick va bien au-delà de l'explication de l'origine des caractères, la couleur d'une pomme ou sa taille par exemple. Le fait le plus marquant de ces travaux est d'avoir démontré que tous les êtres vivants partagent les mêmes constituants fondamentaux. Que chaque organisme prend vie, se développe, grâce aux quatre nucléotides qui composent la molécule d'ADN : l'adénine (A), la guanine (G), la thymine (T) et la cytosine (C). AGU GAU AUU est un gène.

Si j'étais biologiste...

Finalement, en restant à cette échelle, un organisme pourrait tout simplement se décrire comme ''une succession de gènes''. Et rien ne ressemble plus à un gène, qu'un autre gène. De ce constat découle la possibilité d'intégrer d'un organisme dans un autre une partie de son information génétique.

A ce niveau, la recherche et l'expérimentation sont essentielles. Il est d'abord nécessaire de bien identifier et de connaître les fonctions des gènes, et de mener des expérimentations sur le comportement des plantes ayant reçu un nouveau gène, et dans des conditions réelles de culture.

 

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Commentaires

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Il s'agit d'une introduction au thème énnoncé?

Car il n'y a pas grand chose, même pas les enjeux et les questions soulevées, ni points de vue. Peut-être que la cible est le grand public et que la première étape est de démystifier les ogm en prenant pour base l'adn, commun aux êtres vivants,plus rassurant que la notion d'introduction et d'expression de gène étranger (végétal ou non)dans un végétal ou un autre organisme utile...
Commentaire posté le : 23/04/2007
Et puisque l'interactivité de ce site est limitée à cette zone, permettez-moi de m'en servir pour protester contre l'éditorial C'était mieux du temps de la cueillette ?, scandaleusement outrancier et caricatural.
Ne vous étonnez pas si le GNIS est perçu comme le représentant officiel des intérêts des seuls fabricants et vendeurs d'agrotoxiques et de chimères génétiques, et complètement vendu aux lobbies. Crédibilité du GNIS : nulle. Le drame, c'est que c'est une structure officielle. Il est temps de réformer l'état !
Ce site est à vomir.

Commentaire posté le : 23/03/2007
     
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La peur, pourtant si mauvaise conseillère, guide en France nos choix scientifiques
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Intervention de Luc Ferry. Colloque Regards croisés : semences et agriculture durable. Extraits. Avec l'aimable autorisation du Gnis.


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La grande loi des petits pois

Prêtre, jardinier et professeur de sciences naturelles autrichien, Mendel a découvert dans le potager du couvent de Brno les lois de l’hérédité.

En travaillant sur des petits pois, il est le premier à mettre en évidence qu’après le croisement de pois jaunes et de pois verts, on obtient en première génération des plantes toutes semblables entre elles et semblables à l’un des parents pour la couleur jaune, ce caractère étant dominant par rapport à la couleur verte.

Il croise ensuite entre elles les plantes à pois jaunes issues de ce premier croisement. Il obtient alors en deuxième génération trois plantes à pois jaunes pour une à pois verts, faisant ainsi réapparaître le caractère de l’un des parents qui en fait était toujours présent.

C’est grâce à la connaissance de ces lois de l’hérédité puis la mise en évidence de l’effet d’hétérosis en 1914 par le scientifique Georges Harrison Shull, que l’on a pu développer les règles et les méthodes de la sélection moderne.

 

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